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3ème dimanche de Päques

30 Avr

    3ème dimanche de Päques

    Chers frères et sœurs,

    La liturgie nous donne de marcher sur des routes que l’on n’emprunterait pas d’habitude, et avec des compagnons inattendus. Nous avons marché quarante jours dans le désert durant le Carême. Et nous marchons maintenant ensemble durant le temps pascal, que nous vivons depuis Pâques et allons vivre jusqu’à la Pentecôte. Durant ce temps pascal, nous marchons avec Jésus ressuscité. Nous sommes comme les disciples qui ont marché avec Jésus ressuscité après Pâques. Et nous brûlons en nous du feu de la résurrection, que nous avons fêtée à Pâques. De dimanche en dimanche, nous empruntons les routes de l’Évangile, les routes que l’Église nous donne de parcourir en nous proposant chaque semaine de nouveaux textes d’Écriture, et nous sentons à la lecture de ces textes à la lumière du Christ ressuscité brûler en nous un feu nouveau. La marche du carême est finie. Maintenant, c’est le temps de la résurrection. Nous sommes, dans notre marche liturgique qui se poursuit de dimanche en dimanche, comme les disciples d’Emmaüs, ou presque. Nous marchons avec le Christ ressuscité, et écoutons vibrer les Écritures en sa présence, Écritures qui parlent de lui et nous le révèlent.

    Dimanche dernier, nous avons été plongés d’une manière particulière dans le mystère de la miséricorde de Dieu. C’était le dimanche de la divine miséricorde. Nous avons entendu le récit de l’apparition du Christ à Thomas, où Jésus montre ses plaies, qui, même ressuscité, sont toujours là, témoignant de la grandeur de l’amour qu’il a eu pour nous en allant jusqu’à mourir sur la croix. Elles sont comme un témoin de l’amour miséricordieux de Dieu. Ce dimanche de la divine miséricorde est celui où le Pape Jean-Paul II est mort, il y a 6 ans, lui qui a créé la fête de la divine miséricorde le premier dimanche après Pâques et où il a été béatifié et, cette année, canonisé, avec le pape Jean XXIII. Les Papes sont pour tous comme des passeurs de feu, du feu du Christ. Ils représentent le Christ sur nos routes humaines. Le Christ marche avec nous, comme il a marché avec les disciples d’Emmaüs. Ses serviteurs font de même, et ils le représentent, si bien que ceux qui les écoutent entendent le Christ leur parler à travers eux. Ceux qui les écoutent vivent ainsi l’expérience des disciples d’Emmaüs. Les Papes nous parlent du Christ, à travers les Écritures, comme le Christ lui-même a parlé de lui aux disciples d’Emmaüs, à travers les Écritures.

    Aujourd’hui, c’est le Pape François qui nous ramène si bien à l’essentiel de l’Évangile. C’est le Pape François qui est pour nous le successeur de Pierre. Et nous entendons ce dimanche Pierre prêcher dans la première lecture avec les onze apôtres, aux habitants de Judée et à ceux qui sont à Jérusalem. Cet épisode se situe juste après la pentecôte, vers laquelle nous marchons durant le temps pascal. Pierre ainsi que les apôtres et les autres disciples qui se trouvaient alors avec eux ont reçu à la Pentecôte l’Esprit de Dieu, et se sont mis à sortir de leur cachette pour se lancer et proclamer la bonne nouvelle de la résurrection du Christ. Ils sont sortis, comme nous invite à le faire le Pape François, qui plaide pour une Église ‘en sortie’, à la rencontre des gens là où ils sont. Les apôtres sont devenus ainsi, animés par le souffle de Dieu, des relais, des témoins du Christ, des allumeurs du feu de Dieu dans le cœur des hommes. Pierre, avec les onze apôtres, s’est mis à parcourir les routes des femmes et des hommes de son temps pour être comme Jésus l’a été avec les disciples d’Emmaüs, un révélateur du feu de Dieu, qui a parlé dans les Écritures, et a révélé le Christ, qui est la Parole même de Dieu faite chair. Pierre s’est mis a parlé, pour annoncer la bonne nouvelle, et éveiller dans les cœurs le feu de Dieu, le feu de l’espérance folle de la résurrection et du salut éternel. Les disciples d’Emmaüs étaient désespérés. Jésus a rallumé leur espérance. Pierre de même parle pour allumer l’espérance dans le cœur des gens qui sont là quand il sort le jour de la Pentecôte. Benoît XVI est aujourd’hui le successeur de Pierre. Il est aujourd’hui annonciateur du Christ aux quatre coins du monde, allumeur du feu divin dans les cœurs, un allumeur d’espérance. L’espérance : Pierre en parle une nouvelle fois dans la seconde lecture de ce dimanche, où l’on entend de nouveau Pierre exhorter les chrétiens à vivre l’Évangile. Il souligne les exigences de l’Évangile, de la vie selon Dieu, et rappelle ensuite que Dieu a ressuscité le Christ d’entre les morts, et exhorte à la foi et à l’espérance en Dieu.

    Prions, chers frères et sœurs, pour notre pape Benoît. Qu’il soit toujours davantage un allumeur d’espérance pour notre monde, un attiseur du feu de Dieu dans les cœurs de chacun.